Les inconvénients du figuier : ce qu’il faut savoir

Par Laura Olivier

Publié le 07/02/2026

Les inconvénients du figuier : ce qu'il faut savoir

Planter un figuier fait rêver, jusqu’au jour où l’arbre s’invite partout, de la terrasse aux canalisations. Avant de sortir la bêche, mieux vaut connaître chaque inconvénient du figuier et les solutions qui vont avec. Voici un guide clair, pratique et sans détours pour éviter les mauvaises surprises au jardin. On garde l’envie de figues, mais on garde aussi le contrôle.

💡 À retenir

  • Le figuier peut atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur
  • Données sur les maladies les plus fréquentes du figuier (ex. : oïdium)
  • Statistiques sur la production de figues et leurs impacts environnementaux

Les principaux inconvénients du figuier

Le figuier est généreux, parfois trop. Il grandit vite, produit beaucoup et s’accommode de sols pauvres. Mais cette vigueur apporte son lot de contraintes. Un inconvénient du figuier revient souvent chez les jardiniers débutants : il prend plus de place que prévu et gère mal l’excès d’humidité et le manque de taille.

Côté gabarit, il ne faut pas se tromper. Un figuier mené en pleine terre peut culminer à 10 mètres et étaler une ramure large. Ses racines puissantes explorent loin, attirées par l’eau, ce qui impose des distances de plantation sérieuses et un emplacement bien choisi. Autre inconvénient du figuier, ses fruits tombent vite quand ils sont mûrs, ce qui peut salir terrasses et allées et attirer les insectes.

1. Besoin d’espace

Le figuier n’est pas un bonsaï. Prévoyez de l’installer à 4 ou 5 mètres des murs, murets, fosses septiques et conduites. En sol riche et arrosé, il pousse plus vite et plus fort, ce qui accentue cet inconvénient du figuier. Dans les petits jardins, privilégiez une conduite en gobelet bas et une taille annuelle pour contenir l’ombre et favoriser des fruits accessibles.

Bon réflexe de plantation : en zone à risques pour les canalisations, posez une barrière anti-racines à environ 60 cm de profondeur. En pot, choisissez un contenant de 50 à 70 L minimum avec un substrat drainant et un arrosage suivi. Le plein soleil reste indispensable, à l’abri des vents froids.

3. Fruits tombants

Le figuier mûrit par vagues et les fruits se décrochent dès qu’ils sont prêts. Sur une terrasse, votre balai ne lui dira pas merci. Les figues écrasées fermentent, attirent mouches et guêpes et peuvent tacher pierres et bois. Pour limiter cet inconvénient du figuier, récoltez 2 à 3 fois par semaine en été, étalez un paillage épais sous la couronne et ramassez au sol le jour même.

Astuce simple : tendez un filet fin à 30 cm du sol pendant la pleine production. Il amortit la chute, évite l’écrasement et facilite la collecte pour le compost. Pour l’entretien, un jet d’eau basse pression nettoie les dalles sans étaler la pulpe. Les figues trop mûres finissent en confiture express, en séchage au four doux ou au déshydrateur.

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4. Autres considérations

La sève blanche du figuier est irritante. Portez des gants et des manches longues lors de la taille estivale, surtout au soleil. Côté climat, la majorité des variétés supporte des gelées brèves, mais des froids au-delà de -10 °C brûlent le bois jeune. Palissez contre un mur chaud dans les régions fraîches.

Le figuier projette une ombre dense. Évitez de l’implanter près d’un potager gourmand de lumière. Enfin, certaines variétés tardives mûrissent mal dans les étés courts. Choisissez des variétés à fructification précoce si vous jardinez en climat frais, et greffez si besoin pour adapter la maturité au site.

Les problèmes potentiels liés à la culture

Les problèmes potentiels liés à la culture

Un autre inconvénient du figuier tient à sa sensibilité à quelques maladies et ravageurs quand l’air est lourd et la ventilation insuffisante. Les feuilles peuvent se tacher, friser ou blanchir, les fruits se fendre après un orage suivi d’une chaleur sèche. La bonne nouvelle : l’hygiène du feuillage et une taille aérée limitent l’essentiel des soucis.

Sur le plan environnemental, la figue est un fruit très localisable. La production mondiale tourne autour de 1,3 million de tonnes par an, avec la Turquie en tête à environ 25 %. En jardin, les pertes au sol augmentent l’attraction des nuisibles et le gaspillage, surtout en période de surproduction. Récolter souvent et partager l’excédent réduit cet impact.

2. Sensibilité aux maladies

Le figuier n’est pas le plus malade des fruitiers, mais il a ses bêtes noires. L’oïdium couvre parfois les jeunes feuilles d’un voile blanchâtre, surtout en été humide. La rouille du figuier crée de petites taches brun orangé au revers des feuilles, qui finissent par jaunir et tomber. Le virus de la mosaïque marbre le feuillage, sans remède curatif, mais la plante reste souvent productive.

Les fruits peuvent « tourner » en fin de saison sous l’effet de champignons acides, surtout s’ils sont fendus ou picorés. Les cochenilles s’installent sur les rameaux et collent les feuilles. Les oiseaux et guêpes percent les figues mûres, aggravant la pourriture.

  • Aérez la ramure en taillant en fin d’hiver et en supprimant les gourmands au cœur.
  • Ramassez et jetez les feuilles malades, désinfectez le sécateur, évitez l’arrosage sur feuillage.
  • Traitez préventivement au soufre mouillable contre l’oïdium en période à risque.
  • Sur cochenilles, brossez et appliquez une huile blanche en hiver, puis un savon noir sur les formes jeunes.
  • Posez des filets anti-oiseaux et récoltez dès que la figue ramollit et que le col se plie.
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Autre inconvénient du figuier : en sol mal drainé, les racines étouffent et la pourriture s’installe. Plantez sur butte en terrain lourd et arrosez peu mais en profondeur. Après des pluies suivies d’un coup de chaud, les fruits éclatent souvent. Un paillage épais stabilise l’humidité et limite ces fentes.

Côté chiffres et impacts, les figues locales ont une empreinte de transport faible comparée aux fruits très périssables importés par avion. À l’échelle du jardin, éviter que plusieurs kilos tombent et fermentent au sol diminue nuisances et émissions liées au gaspillage. Compostez les déchets sains et évacuez les fruits douteux pour ne pas nourrir les populations de mouches.

Alternatives au figuier

Si un inconvénient du figuier vous freine, d’autres fruitiers offrent un esprit « méditerranéen » ou un rendement généreux sans les mêmes contraintes. Le choix dépend de la place, du climat et du temps que vous souhaitez consacrer à l’entretien.

En petit jardin, la souplesse d’un arbuste ou d’un arbre nain fait souvent la différence. En climat frais, misez sur des espèces plus rustiques et précoces. En zone chaude, choisissez des fruits moins sensibles au « coup de chaud ». Voici des pistes testées et approuvées par des jardiniers

  • Grenadier nain (Punica granatum) : port compact, fruits décoratifs, peu de maladies. Supporte la chaleur sèche et se contente d’un sol pauvre.
  • Plaqueminier kaki (Diospyros kaki) : rustique, productif, peu d’ennemis. Fruits tardifs sucrés, arbre plus sage que le figuier en termes de racines.
  • Feijoa ou goyavier du Brésil (Acca sellowiana) : auto-fertile, parfum tropical, feuillage persistant. Bon en haie, résiste au vent et à la sécheresse modérée.
  • Amélanchier (Amelanchier lamarckii) : baies sucrées, floraison de printemps, tolère le froid. Idéal si l’inconvénient du figuier est la place.
  • Mûrier sans épines (Rubus fruticosus) palissé : très productif, entretien simple, récolte échelonnée et facile à protéger avec un filet.

Vous tenez au goût de figue sans subir chaque inconvénient du figuier ? Optez pour une variété naine en grand pot, conduite en buisson, sur terrasse. Déplacez-le l’hiver contre un mur au sud. Arrosage maîtrisé, taille légère après fructification et récolte fréquente permettent de profiter des fruits sans transformer le jardin en confiturerie improvisée.

Laura Olivier

Je suis Laura Olivier, passionnée de voyage et aventurière dans l'âme. Sur mon blog, je partage mes découvertes, mes conseils et mes récits pour inspirer d'autres à explorer le monde. Rejoignez-moi dans cette belle aventure!

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