Le Chemin Stevenson, le fameux GR70, attire par ses paysages du Velay aux Cévennes. Avant de boucler votre sac, il faut mesurer sa réalité: 252 km et 10 000 m de dénivelé positif demandent endurance, méthode et respect de la météo. Cet article décortique la chemin stevenson difficulté, avec des conseils concrets et des retours d’expérience pour partir confiant et bien préparé.
💡 À retenir
- Le chemin fait environ 252 km de long avec un dénivelé positif de 10 000 mètres.
- Il est recommandé de prévoir entre 10 et 15 jours pour le parcourir.
- Les avis des randonneurs soulignent l’importance d’une bonne préparation physique.
Présentation du chemin Stevenson
Le Chemin Stevenson suit le tracé du GR70 depuis le plateau volcanique du Velay, traverse le Gévaudan et le Mont Lozère, puis file vers les Cévennes jusqu’à Saint-Jean-du-Gard. L’itinéraire alterne forêts de hêtres, sucs volcaniques, drailles pastorales et vallées encaissées. La signalisation rouge et blanche des GR est claire, même si quelques carrefours en sous-bois demandent attention.
On peut le parcourir presque toute l’année, avec des ambiances très différentes. Le printemps offre les narcisses et une météo changeante, l’été apporte chaleur et orages de fin de journée, l’automne dévoile les couleurs dorées des châtaigniers. En hiver, la neige peut recouvrir les crêtes, ce qui complique la progression et rehausse la chemin stevenson difficulté pour les moins expérimentés.
Origine et histoire
Le Chemin porte le nom de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, parti en 1878 du Monastier-sur-Gazeille avec son ânesse Modestine. Son récit Voyage avec un âne dans les Cévennes a sublimé ces territoires rudes et attachants, contribuant à la popularité actuelle du parcours.
L’itinéraire moderne s’inspire du cheminement de Stevenson tout en l’adaptant aux réalités du terrain et aux infrastructures actuelles. Entre villages pittoresques, vestiges protestants et paysages de granite et de schiste, on marche dans une histoire vivante, avec une identité forte à chaque étape.
Niveau de difficulté
La chemin stevenson difficulté est généralement classée modérée à soutenue selon votre expérience et la durée choisie. Les distances journalières et l’enchaînement des jours portent l’effort. L’accumulation sur 252 km et le dénivelé positif total d’environ 10 000 m exigent une base d’endurance et un rythme adapté.
Prévoir de 10 à 15 jours change complètement la perception de l’effort. En 10 jours, le quotidien avoisine 25 à 28 km avec 700 à 1 000 m de D+ et un sac qui pèse davantage en eau et ravitaillement. En 14 à 15 jours, les étapes deviennent plus confortables, ce qui abaisse la chemin stevenson difficulté pour une première grande itinérance. Les parties les plus sélectives se situent autour du Mont Lozère, avec de longues montées régulières et des passages exposés au vent.
Critères de difficulté
- Dénivelé: en moyenne 400 à 900 m de D+ par jour, avec des journées dépassant 1 000 m selon le découpage. Les montées sont souvent progressives mais tenaces.
- Distance: 16 à 30 km par jour selon votre plan. Les sorties au-delà de 25 km finissent par peser sur les pieds et les épaules.
- Terrain: chemins pierreux, drailles, pistes forestières, quelques sections bitumées. Les pierres roulantes et racines réclament vigilance.
- Météo et altitude: le Mont Lozère et les crêtes sont ventés, parfois brumeux. La chaleur dans les vallées cévenoles peut ralentir l’allure en été.
Préparation et conseils pratiques

Commencez par un petit plan d’entraînement de 6 à 8 semaines: deux marches rapides en semaine et une sortie longue le week-end, idéalement avec sac. Habituez vos pieds aux chaussures choisies, testez vos chaussettes, ajustez vos pauses. Intégrez quelques randonnées avec 700 à 900 m de D+ pour simuler une journée type.
Côté logistique, décidez tôt entre hébergements et bivouac. Un sac de 8 à 10 kg hors eau reste un bon repère pour la plupart des marcheurs. Si vous dormez en gîte avec demi-pension, vous réduirez le matériel et donc la fatigue. Sur l’eau, ciblez 2 à 3 litres par jour selon la chaleur, en complétant dès que possible dans les villages.
Équipement nécessaire
Visez la simplicité efficace. La qualité des chaussures, le portage et la gestion des couches font la différence sur la durée.
- Chaussures de randonnée déjà rodées, tige selon vos habitudes, semelles adhérentes.
- Sac à dos 35 à 45 L, dos aéré, ceinture de hanches confortable.
- Couches respirantes, polaire légère, veste imperméable respirante.
- Casquette, lunettes, crème solaire, mini pharmacie et soin des pieds.
- Bâtons télescopiques pour soulager les descentes et le long faux-plat.
Entre chaque grosse journée, planifiez un moment de récupération: étirements doux, hydratation, petit automassage des mollets et de la voûte plantaire. Ces gestes simples abaissent la chemin stevenson difficulté ressentie dès le troisième ou quatrième jour.
Heure de départ recommandée
En été, partez entre 7 h et 8 h pour profiter de la fraîcheur et viser une arrivée avant la chaleur. Au printemps et en automne, un départ autour de 8 h 30 convient, avec un œil sur la météo de l’après-midi. Anticipez les sections d’exposition au vent sur les crêtes et les passages sans ombre.
Gardez 10 minutes au départ pour vérifier l’itinéraire du jour, repérer l’eau et les points de ravitaillement. Une bonne lecture de carte au petit matin évite des détours inutiles.
Astuces pour les débutants
- Faites un “prologue” de deux jours chez vous avec sac chargé pour ajuster poids et confort.
- Mangez tôt et en petites quantités régulières, pensez au salé dès que la chaleur s’installe.
- Prévenez les ampoules: talc léger, pansements en prévention sur zones sensibles.
- Emportez la trace GPX et une carte papier, et vérifiez la batterie avant chaque départ.
Étapes à suivre
Pour un premier Chemin Stevenson, visez un découpage sur 12 à 14 jours qui équilibre distance et dénivelé. Ceux qui préfèrent accélérer peuvent viser 10 jours, au prix d’une route plus exigeante. À l’inverse, un découpage en 15 jours convient à une découverte contemplative et limite la fatigue cumulative, ce qui adoucit la chemin stevenson difficulté.
Le fil conducteur pratique consiste à regrouper vos journées par « blocs » cohérents: Velay vallonné pour se mettre en jambe, plateaux du Gévaudan pour dérouler, Mont Lozère pour l’effort soutenu, Cévennes pour les vallées et crêtes boisées. Placez un jour « plus court » avant ou après le Mont Lozère afin de préserver votre fraîcheur.
- Velay: départ du Monastier-sur-Gazeille, sucs volcaniques et villages hauts perchés, profils ondulants.
- Gévaudan: longues pistes et horizons ouverts, idéal pour installer votre rythme de croisière.
- Mont Lozère: montée régulière vers les pelouses sommitales, météo parfois capricieuse et vent.
- Cévennes: alternance de vallées et crêtes, châtaigneraies, fortes chaleurs l’après-midi en été.
- Arrivée à Saint-Jean-du-Gard: ambiance méridionale, dernière descente souvent chargée d’émotion.
Ajoutez une routine de fin de journée: douche froide sur les mollets si possible, hydratation, organisation du sac et lecture rapide de l’étape du lendemain. Ces automatismes réduisent les petits imprévus qui compliquent la chemin stevenson difficulté.
Témoignages et retours d’expérience
Les randonneurs qui ont réussi gardent le même message: la préparation compte autant que les jambes. Ils confirment que la chemin stevenson difficulté est très accessible avec un sac maîtrisé, des étapes adaptées et une écoute fine de ses sensations.
Claire, 34 ans, niveau intermédiaire, 12 jours: elle a fractionné ses pauses toutes les 90 minutes et augmenté l’apport salé lors des journées chaudes. Résultat, aucune crampe et une progression régulière, y compris sur le Mont Lozère.